Un appel affichant le préfixe +44 ne garantit pas l’origine réelle de son correspondant. Les fraudeurs utilisent régulièrement cet indicatif pour masquer leur identité et cibler des victimes hors du Royaume-Uni. Les services de télécommunication permettent effectivement de détourner ou de falsifier un numéro international sans difficulté technique particulière.
Des organismes de lutte contre la cybercriminalité signalent une hausse significative de tentatives d’escroquerie utilisant ce code. Les procédures de signalement et de blocage varient selon les opérateurs et les législations. La vigilance s’impose face à tout contact inattendu ou insistant en provenance d’un numéro débutant par +44.
À quoi correspond l’indicatif +44 et pourquoi il suscite la méfiance
L’indicatif +44 correspond au code téléphonique international attribué au Royaume-Uni : Angleterre, Écosse, Pays de Galles, Irlande du Nord, et l’île de Man. Lorsqu’on compose un numéro britannique depuis l’étranger, le +44 prend la place du zéro initial. Par exemple, un numéro local commençant par 020 devient +44 20 lorsqu’il est composé depuis l’extérieur du pays.
Le +44 inspire désormais la prudence. Ces dernières années, une vague d’appels internationaux suspects exploitant cet indicatif a déferlé, poussant à revoir nos automatismes. Les fraudeurs s’en servent comme d’une carte de visite rassurante, profitant de sa reconnaissance pour mieux tromper : faux conseillers bancaires, tentatives d’usurpation d’identité, les scénarios d’arnaque se multiplient et s’affinent.
Voici quelques réalités à garder à l’esprit avant de décrocher :
- Un numéro affichant l’indicatif du Royaume-Uni n’atteste pas d’un appel légitime.
- Grâce à la technique de spoofing, afficher un numéro +44 ne pose aucune difficulté, même pour un escroc opérant à l’autre bout du monde.
- La présence d’un indicatif +44 sur un appel ou un SMS inconnu doit éveiller l’attention, surtout si vous n’avez entretenu aucun échange récent ou lien avec le Royaume-Uni ou ses territoires.
Le code téléphonique international +44, s’il reste utilisé par les institutions et les entreprises britanniques, est devenu une arme dans l’arsenal des réseaux d’arnaque. Un numéro inconnu, même flanqué d’un indicatif réputé, doit toujours susciter la vérification plutôt que la confiance aveugle.
Appels suspects depuis le +44 : reconnaître les signaux d’alerte et adopter les bons réflexes
Voir s’afficher le +44 sur son téléphone peut arriver à n’importe quel moment, et chaque message, chaque appel, cache parfois bien plus qu’il n’y paraît. Derrière la façade rassurante d’un indicatif britannique, certains scénarios d’arnaque sont désormais bien rodés.
Identifier les signaux d’alerte
Certains indices permettent de détecter rapidement une tentative frauduleuse :
- Un appel d’un numéro inconnu, répété ou insistant, souvent sans laisser de message.
- Un interlocuteur qui prétend représenter une banque, un opérateur ou une administration, exigeant soudain des informations personnelles ou un virement en euros.
- Des messages, sur WhatsApp ou par SMS, annonçant un colis, une opportunité ou un gain tombé du ciel.
- Des liens glissés dans un message, incitant à cliquer pour valider une opération ou déverrouiller des fonds.
Face à ces sollicitations, quelques réflexes s’imposent pour ne pas tomber dans le piège : ne répondez pas aux messages suspects, ne donnez jamais d’informations bancaires ou personnelles par téléphone. Si le doute existe, raccrochez et contactez vous-même l’organisme concerné grâce à un numéro officiel, jamais celui indiqué dans le message reçu. Pensez aussi à utiliser les outils de votre téléphone pour bloquer le numéro ou signaler les numéros suspects à votre opérateur. Le réflexe collectif reste la meilleure défense contre l’expansion de ces fraudes.
Derrière chaque appel frauduleux, des réseaux organisés exploitent toutes les failles techniques pour berner leurs cibles. Mais chaque signalement, chaque blocage, vient gripper la machine et réduit leur marge de manœuvre. Refuser la naïveté, c’est déjà faire reculer la fraude. Qui, demain, osera encore décrocher sans vérifier ce qui se cache derrière le fameux +44 ?

